C’est sur cette phrase choc mais pleine de bon sens que commence l’article du quotidien espagnol El Pais, faisant référence à la défaite du Real Madrid en Champions League !
Vous comprendrez que la cible de plaidoyer n’est autre que Florentino Perez, le président du Real Madrid FC.
Pour les médias espagnol la saison 2009-2010 devait être celle du Real Madrid.
Avec 250 millions d’euros d’investissement dépensés pendant le mercato estival pour batir une nouvelle équipe de Galactiques autour des ballons d’or Cristiano Ronaldo et Kaka, les socios étaient en mesure d’attendre des miracle de la part de la Maison Blanche. D’autant plus que la perspective de jouer la finale de la Champions League dans son stade de Santiago Bernabeu devait clore une saison de tous les records. Ce n’est donc pas cette année que le Real Madrid portera son record de victoire à 10.
Si le club rivalise avec son ennemi, le FC Barcelone, en Liga, lui chipant même la 1ère place à la différence de but, l’échec en 8e de finale de la Champions League laisse les socios amer. En effet, c’est la 6e année consécutive où le club échoue à ce stade de la compétition, sonnant comme un aveu d’impuissance pour le club le plus titré en Europe.
Le souci de Madrid réside certainement dans l’impatience de ses supporters. Les socios veulent des titres, et les veulent maintenant !
La statistique annonçant 21 entraîneurs en 10 ans montre à quel point le climat et la pression est particulière dans la capitale espagnole. Si l’avenir de Manuel Pelligrini s’inscrit désormais en pointillé, il faut dire qu’il était déjà sur la sellette dès le début d’année alors que le Real Madrid enchaînait les succès en championnat. Madrid l’ingrate doit penser le coach chilien qui peine à convaincre malgré des résultats favorables.
Quid des joueurs ?
Avec sa pléthore de stars, la Casa Bianca n’est toujours pas une grande équipe. L’addition d’invidualité qui peinent à se fondre dans un collectif parfaitement huilé montre l’extrême difficulté de tirer le meilleur de chacun.
Si Cristiano Ronaldo fait l’unanimité de tous, tant par son engagement, ses performances et l’évolution de son jeu, c’est loin d’être le cas de l’autre ballon d’or, Kaka. Le brésilien est montré du doigt après la défaite face à Lyon. Incapable de peser sur le jeu de son équipe, il n’a pas été en mesure d’apporter sa vision et son efficacité.
Iker Casillas quant à lui a perdu de sa superbe, enchaînant les erreurs et les insuffisances. Jusqu’à lors considéré comme le meilleur gardien de but du monde, San Iker n’inspire plus la confiance.
Ne parlons pas de Karim Benzema, blessé depuis quelques jours, qui n’a pas pris part à l’élimination de son équipe. Lui qui peine à s’acclimater dans une équipe où il n’est plus la star, et qui joue des miettes de matches dans l’ombre d’un Gonzalo Higuain intraitable en Liga mais transparent en Champions League.
L’injustice plane sur le Real Madrid, ce club de tous les excès, où l’exploit côtoie la désillusion dans un enchainement perpétuel. En gros, vous prennez l’OM et le PSG, vous multipliez la pression, la passion et les stars par 100 et vous entrevoyez le quotidien des hommes du club.
Comme pour résumer la situation, Jean-Michel Aulas, président de l’OL, clôt sont interview par un : » Florentino Perez est un grand président et le Real Madrid un grand club ! »
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