Quand le coq croque la gazelle
C’est toujours un grand évènement que d’accueillir le champion du monde en titre. Récente vainqueur du Tri-Nations, l’Afrique du Sud est à ce jour la meilleure équipe du monde. Samedi soir, à Toulouse, les Tricolores désiraient réaliser un grand match. Après des hymnes nationaux pleins d’émotions (une habitude dans le monde du rugby), le match fut engagé par les Français qui choisirent de jouer contre le vent.
Le premier quart d’heure vit une équipe française volontaire qui décida de prendre le match à son compte et de répondre physiquement aux Springboks. Ces derniers ont multiplié les fautes offrant à Julien Dupuy l’ouverture du score sur une pénalité (7eme). Par la suite, les Sud-africains reviennet peu à peu et égalisent par l’intermédiaire de Morn Steyn (20eme). Ce même homme donne l’avantage aux siens sur un drop (24eme). Les Boks vont même montrer que les grandes équipes peuvent marquer n’importe quand, avec un essai du pilier Jon Smit sur une touche française à cinq mètres de l’en-but, qu’aucun Bleu ne récupère (29eme). Steyn transforme. Mais les français n’auront pas le temps de douter, car, à leur tour, sur l’engagement, en guise de réaction, marsuent un essai à leur tour par Vincent Clerc suite à une belle action collective (32eme). Dupuy, gêné par le vent, ne peut transformer. Le vent « pousse » la nouvelle pénalité de Dupuy sur le poteau (39eme), mais n’empêchera le buteur de marquer (40eme) en même temps que de voir Steyn prendre un carton jaune, pour un acte d’antijeu sur Clerc. A la pause, les Bleus ne sont menés que de deux points (11-13) mais tiennent le bon bout.
La seconde période fut tout aussi belle pour les français. En dehors des trois pénalités de Dupuy (49eme, 60eme) et de Morgan Parra (78eme) qui cette fois avaient le vent en poupe, il y eut beaucoup de situations dangereuses face auxquelles les Boks ont eut toutes les peines du monde à se défaire, mais – car il y a toujours un mais - malgré la domination évidente durant la rencontre, il a manqué le petit truc qui aurait permit aux Bleus de marquer plus d’essais et de se mettre à l’abri plus tôt. Côté Sud-africain, il s’est passé peu de choses, quasiment aucune action à se mettre sous la dent. Comme témoins d’impuissance, notons la pénalité que manque Steyn, victime du vent, à un moment où il aurait pu redonner l’avantage aux siens, et aussi le deuxième carton jaune de la rencontre, pour Ryan Kankowski (68eme).
les français s’imposent (20-13) et débutent leur tournée d’automne sous les meilleurs auspices. Il faudrait confirmer face aux Samoa, avant le grand choc face à la Nouvelle-Zélande, à Marseille.
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