Suite à la défaite de Montpellier à Auxerre (2-0), le président du club héraultais s’est laissé emporter et a insulté Benoît Pedretti de « petite tarlouze ».
Le Paris Foot Gay est rapidement monté au créneau pour crier à l’homophobie.
Publicité ou véritable engagement ?
Nous sommes en droit de nous poser la question quant aux intentions du PFG.
En effet, même si les paroles sont condamnables, seules les instances du football devraient pouvoir s’exprimer sur le fait.
Ainsi, après avoir légitimement rendu public l’affaire du non-match contre le club de Bébel, sous prétexte de manipulation idéologique, il semblerait que ce faux pas soit une occasion supplémentaire de faire parler du club.
Pedretti la petite tarlouze
Avec son franc parler et ses coups de sangs, Loulou Nicollin n’a pas sa langue dans sa poche. Arbitre, joueurs, présidents … tout le monde a subit un jour le verbe acéré du montpellierain.
Le personnage est atypique dans un football toujours plus aseptisé : Nicollin vit le football quand d’autre le voit comme un produit mercantile.
Certes les mots sont crus et peuvent choquer la communauté homosexuelle mais il va sans dire que c’est l’agacement de la défaite et la réaction à chaud qui a poussé Nicollin à dire ce qu’il a dit.
De là à dire que le personnage est homophobe, il n’y a qu’un pas que certains franchisent un peu trop rapidement.
Par ailleurs, le prévenu a rapidement présenté ses excuses à Benoît Pedretti et à Auxerre.
Pedretti, la victime, va même prendre la défense du président :
On sait que c’est quelqu’un d’entier. Il a dit ça sous le coup de l’énervement.
En revanche, la Fédération ne compte pas laisser passer cet incident et va rapidement convoquer Loulou Nicollin, qui risquerait jusqu’à 2 mois de suspension.
Quand on voit comment cette dernière s’est occupé de l’affaire OM-PSG, on peut imaginer ce qu’attend le président de Montpellier.
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